Il n’existe pas de terme universellement reconnu pour désigner une personne qui ne mange pas de légumes. Contrairement au végétarisme ou au véganisme, qui possèdent des définitions précises et une reconnaissance officielle, l’évitement des légumes n’a jamais fait l’objet d’une classification alimentaire formelle. Plusieurs profils peuvent néanmoins décrire ce comportement : le carnivore strict, le pollotarien, l’omnivore sélectif, ou encore la personne souffrant de néophobie alimentaire.
| Profil | Caractéristiques | Statut du terme |
|---|---|---|
| Carnivore strict | Consomme uniquement des produits animaux (viande, poisson, œufs, lait) | Utilisé mais non normalisé |
| Pollotarien | Mange principalement de la volaille, exclut légumes et autres viandes | Très peu courant |
| Omnivore sélectif | Mange de tout sauf les légumes par préférence personnelle | Expression populaire informelle |
| Néophobie alimentaire | Peur des aliments nouveaux, dont les légumes | Terme médical reconnu |
📋 L’essentiel à retenir
- Aucune dénomination officielle n’existe dans les dictionnaires pour qui évite les légumes
- Le carnivore strict exclut tous les végétaux de son alimentation
- La néophobie alimentaire explique souvent le rejet persistant des légumes
- Les carences en fibres, vitamines C et K sont les risques principaux
- Un suivi nutritionnel permet de compenser l’absence de légumes dans l’assiette
Existe-t-il un terme officiel pour cette habitude alimentaire ?
La réponse est non. Aucun dictionnaire de référence ne propose de mot spécifique pour désigner quelqu’un qui ne mange pas de légumes. Cette absence contraste fortement avec la richesse terminologique des régimes alimentaires végétariens, qui bénéficient de définitions précises.
Le monde des régimes sans viande dispose d’un vocabulaire structuré : végétarien, végétalien, vegan, flexitarien, pescétarien, ovo-lacto-végétarien. Ces termes sont entrés dans les dictionnaires Larousse et Robert, parfois depuis le XIXe siècle pour les plus anciens.
À l’inverse, l’exclusion des légumes n’a jamais donné naissance à une communauté organisée ni à une terminologie scientifique. Vous trouverez simplement des expressions populaires comme « carnivore », « personne qui ne mange que de la viande », ou « omnivore sélectif ». Ces formulations décrivent le comportement sans pour autant constituer des catégories alimentaires reconnues.
Quels profils de personnes ne mangent pas de légumes ?
Trois profils principaux peuvent correspondre à cette description, chacun avec ses particularités et ses motivations.

Le carnivore strict
Le régime carnivore consiste à consommer exclusivement des produits d’origine animale : viande rouge, volaille, poisson, œufs et produits laitiers. Tous les végétaux sont exclus, y compris les fruits, céréales et bien sûr les légumes. Ce régime alimentaire se situe à l’opposé du végétalisme sur le spectre des habitudes alimentaires.
Le pollotarien
Le pollotarisme désigne une pratique alimentaire centrée sur la consommation de volaille. La personne pollotarienne mange principalement du poulet et d’autres volailles, tout en excluant la viande rouge, le poisson et les légumes. Ce régime très restrictif demeure peu répandu et méconnu du grand public.
L’omnivore sélectif
Cette expression décrit simplement quelqu’un qui mange de tout, sauf les légumes. Contrairement aux deux profils précédents, l’omnivore sélectif ne suit aucune philosophie alimentaire particulière ni régime structuré. Il s’agit d’une aversion personnelle aux légumes, sans dimension médicale ou idéologique.
Pourquoi certaines personnes évitent les légumes ?
Les raisons de cet évitement varient considérablement selon les individus et peuvent aller de simples préférences gustatives à des troubles psychologiques identifiés.
Les raisons gustatives et sensorielles arrivent en tête. Beaucoup de personnes rejettent les légumes à cause de leur texture (fibres, croquant) ou de leur goût amer, naturellement présent dans certains végétaux comme le brocoli ou les endives. Ces préférences se construisent dès l’enfance et se renforcent par les habitudes familiales et culturelles.
La néophobie alimentaire représente une autre explication. Ce terme médical désigne la peur des aliments nouveaux ou inhabituels. Très courante chez les jeunes enfants, cette phobie peut persister à l’âge adulte. Elle crée un rejet systématique de certains aliments, dont les légumes, sans dimension pathologique grave.
Les troubles alimentaires sélectifs, appelés ARFID, constituent le cas le plus sérieux. Ce trouble du comportement alimentaire se caractérise par un évitement marqué et persistant de nombreux aliments, provoquant des carences nutritionnelles. Contrairement à une simple préférence, l’ARFID nécessite un accompagnement médical et psychologique.
Quelles conséquences nutritionnelles sans légumes ?

Une alimentation sans légumes expose à plusieurs carences nutritionnelles identifiées par les professionnels de santé.
Les fibres alimentaires manquent en premier. Elles jouent un rôle central dans le transit intestinal et la sensation de satiété. Leur absence favorise la constipation et les troubles digestifs. Les vitamines C, K et folates, naturellement présentes dans les légumes, se trouvent également en quantité insuffisante.
Les minéraux comme le potassium et le magnésium, ainsi que les antioxydants protecteurs contre le vieillissement cellulaire, font aussi défaut. À long terme, ces carences augmentent les risques cardiovasculaires et créent un déséquilibre alimentaire global.
L’Organisation mondiale de la santé recommande de consommer au moins 400 grammes de fruits et légumes par jour. Ne pas manger de légumes oblige à trouver des compensations. Les fruits peuvent partiellement remplacer certaines vitamines, mais pas les fibres ni tous les minéraux. Une supplémentation vitaminique devient souvent nécessaire.
Si vous ou un proche évitez les légumes de manière systématique, un accompagnement par un nutritionniste ou un diététicien permet d’établir un bilan précis et de mettre en place des solutions adaptées.

