Comment découvrir l’Équateur en tant que voyageur en télétravail ?

Maxence Chalyma

Voyage

Travailler de façon nomade est une nouvelle façon d’envisager son rapport au travail. Cette nouvelle façon de travailler et de voyager correspond notamment aux voyageurs en freelance capables de gérer leur charge de travail afin de dégager assez de temps et de revenus pour vivre loin de leurs attaches d’origine. L’Équateur fait partie des destinations émergentes, notamment pour les personnes désireuses de se reconnecter avec la nature.

Avant de partir : bien préparer la nouvelle page de sa vie

Vivre une aventure en tant que digital nomad n’est pas anodin. Cela peut être aussi bien l’histoire d’un mois comme d’un an, en fonction des aspirations de chacun. Voici quelques-uns des points indispensables à vérifier avant son départ.

Le visa, ticket d’entrée pour le pays

Comme dans un très grand nombre de pays, la durée d’un visa touristique est limitée à 90 jours, soit trois mois. Il s’agit d’une durée confortable pour une première approche du pays, mais certaines personnes désirent peut-être profiter d’un séjour de plus longue durée. Pour cela, il est possible de s’acquitter d’une extension de visa d’une valeur de 400 $ afin de porter la durée de son visa de 90 à 180 jours. 

Pour aller encore plus loin, les ressortissants français de moins de 30 ans peuvent bénéficier du visa vacances-travail, d’une durée pouvant aller jusqu’à un an. Ce type de visa, existant pour de nombreuses autres destinations dans le monde, s’applique pour l’Équateur depuis 2023. Bien entendu, il ne faut surtout pas oublier de vérifier la date de validité de son passeport. Celui-ci doit être valide plus de six mois après la date prévue de retour en France.

Le kit de survie du digital nomad

Le travailleur nomade, par définition, est un adepte du travail à distance, que ce soit pour une ou plusieurs entreprises. Pour cela, il sera bien entendu équipé d’un ordinateur portable. Accessoire de travail indispensable, cet outil contiendra l’ensemble des logiciels nécessaires à l’exécution de ses missions. Il sera préférentiellement doté d’une bonne autonomie, dans les cas où une prise électrique ne serait pas toujours disponible.

Pour ce qui est des données Internet, l’Équateur n’est malheureusement pas inclus dans les destinations couvertes par les forfaits Internet français. Pour ne pas dépendre à 100 % des réseaux Wi-Fi publics, il est donc préférable de souscrire un forfait eSIM valable en Équateur. Les personnes qui gardent leur numéro de téléphone français devront également faire attention à retirer l’itinérance des données mobiles sous peine de facture salée.

Enfin, voyager léger n’exclut pas d’être prévoyant. Des habits de pluie et un K-Way seront par exemple nécessaires dans la partie amazonienne du pays, ou de décembre à mai sur la partie ouest du pays. Une batterie externe chargée peut sauver la vie d’un voyageur étourdi qui n’aurait plus accès à son téléphone à plat. Se protéger des moustiques est également nécessaire pour éviter de contracter la dengue, avec une moustiquaire ou des produits adaptés.

Les destinations à ne surtout pas manquer en Équateur

Maintenant que le sac à dos est prêt, il faut préparer son itinéraire de voyage. Or, l’Équateur regorge de paysages différents. Des sommets de la cordillère des Andes à la forêt amazonienne en passant par les îles Galapagos ou la capitale, il y a de nombreuses choses à découvrir dans le pays. Voici un point sur quelques destinations incontournables.

Fou à pieds bleus

Les îles Galapagos, pour un dépaysement total

Découvertes par les Espagnols en 1535, les îles Galapagos représentent la destination idéale pour une expérience paradisiaque en plein milieu de la nature. La croisière aux îles Galapagos est l’occasion parfaite pour se couper du tumulte de la vie quotidienne. Les excursions peuvent durer entre 7 et 14 jours, et sont ponctuées de moments de découverte authentiques. 

Ces croisières dans des yachts de luxe tous équipés permettent de découvrir la diversité des îles de l’archipel : Santa Cruz, Baltra, Isabela, Fernandina, Floreana, Española, etc. De nombreuses activités sont au programme : visites, randonnées, observations de la faune sauvage, activités sportives (snorkeling, kayak, paddle, etc.), sans oublier les plaisirs de la vie sur un paquebot, notamment en termes d’expériences culinaires.

Toute personne capable d’y mettre le prix (entre 10 000 $ et 60 000 $ par personne) profitera ainsi d’une parenthèse enchantée au départ de Puerto Ayora. Et bien entendu, il sera possible de télétravailler lors des moments de pause, car une connexion Wi-Fi à très haut débit est disponible à bord. De quoi allier l’utile à l’agréable, dans un cadre unique et paradisiaque.

Les Andes, à la découverte des sommets

Une grande partie de l’Équateur se trouve bien au-dessus du niveau de la mer. Notamment, la capitale Quito s’élève à 2 850 m d’altitude. Toute visite en Équateur commence généralement là-bas, et les voyageurs pourront aisément se ressourcer dans la ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978. Les visiteurs français seront sans doute surpris de constater les nombreuses influences européennes disséminées dans la ville.

Point de chute d’un début de voyage, la capitale est surtout le moyen de rallier d’autres destinations via des vols internes notamment. Mais à moins de 100 kilomètres de Quito se trouve le volcan Cotopaxi qui culmine à 5 897 mètres d’altitude et qui est le plus haut volcan en activité du pays. Situé dans le parc national du Cotopaxi, le volcan est accessible via la route située à 4 500 mètres d’altitude.

Un autre volcan se trouve un peu plus loin, à environ 200 kilomètres de Quito. Il s’agit du Chimborazo, qui est le plus haut sommet du pays avec 6 263 mètres d’altitude. Sur ce volcan endormi, des chercheurs de glace venaient traditionnellement extraire des blocs de glace afin de les vendre sur les marchés ou d’en faire de l’eau en bouteille, très prisée par les touristes.

Voyager en tant que digital nomad en Équateur

Ce petit pays d’Amérique du Sud regorge de nombreux trésors qui ne demandent qu’à être découverts. En tant que digital nomad, toute personne peut venir y passer quelques semaines à quelques mois afin de découvrir à la fois les montagnes, les forêts et les îles paradisiaques. Pour cela, il suffit de préparer son voyage à l’avance afin de rester en conformité avec la loi et pouvoir se concentrer sur l’essentiel : vivre une vie dépaysante à l’autre bout du monde !

Maxence Chalyma

Maxence Chalyma, auteur chez Gourmet Bag

Rédacteur chez Gourmet Bag, Maxence s'engage avec passion dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce fin gourmet, animé par l'amour de la gastronomie et des voyages, a déjà marqué le secteur de la restauration par ses multiples initiatives entrepreneuriales dans l'univers de la food. Son parcours témoigne d'une vision innovante où se mêlent expertise culinaire et conscience environnementale. À travers son rôle, il œuvre quotidiennement pour sensibiliser et inspirer.