Le Vietnam se déguste autant qu’il se visite, et impossible de résumer sa cuisine à quelques plats. Entre le Phở fumant du matin, le Bánh Mì croustillant de midi et les spécialités régionales méconnues des voyageurs pressés, chaque ville raconte une histoire culinaire différente. Voici les plats traditionnels à essayer absolument, du Nord montagneux au Centre impérial, avec les adresses et les prix qui vont avec.
🍜 L’essentiel à retenir
6 plats incontournables
Phở, Bánh Mì, Nem et compagnie se trouvent partout dans le pays.
Chaque région a sa signature
Le Nord, le Centre et le Sud proposent des saveurs bien distinctes.
Budget très accessible
Un repas complet coûte souvent moins de 5 dollars canadiens par personne.
| Plat | Région | Prix moyen | Niveau d’épice |
|---|---|---|---|
| Phở | Tout le pays | 1,50 à 3 $ CAD | Doux |
| Bún Chả | Hanoi (Nord) | 2 à 4 $ CAD | Doux |
| Bún Bò Huế | Hué (Centre) | 2 à 3,50 $ CAD | Relevé |
| Bánh Xèo | Sud | 2 à 4 $ CAD | Doux à modéré |
| Cao Lầu | Hoi An (Centre) | 2 à 3 $ CAD | Doux |
Quels plats vietnamiens goûter absolument, peu importe la région ?
Certains plats traversent tout le territoire et forment le socle de la gastronomie vietnamienne. Ils sont présents aussi bien dans les grandes villes que dans les petits villages, avec des variations locales qui font toute la différence. Voici les incontournables à repérer sur les cartes ou les étals de rue :
- Phở : le bouillon parfumé à l’anis étoilé et à la cannelle, avec des nouilles de riz et du bœuf ou du poulet.
- Se personnalise avec citron vert, germes de soja et piment frais
- Dans le Sud, servi avec plus d’herbes fraîches qu’à Hanoi
- Bánh Mì : la baguette héritée de l’époque coloniale, garnie de porc, de pâté et de légumes marinés.
- Coriandre fraîche et piments oiseaux systématiques
- Une version réputée se trouve à Hoi An
- Nem : les rouleaux de printemps, frais ou frits, farcis de vermicelles, de crabe et de champignons noirs
- Bún Chả : des lanières de porc grillé sur vermicelles froids, née à Hanoi mais adoptée partout
- Bánh Xèo : la crêpe de riz croustillante au lait de coco, garnie de crevettes et d’herbes fraîches
- Bánh Cuốn : de fins rouleaux de riz cuits à la vapeur, farcis au porc haché, souvent servis au petit-déjeuner
Quelles spécialités découvrir dans le Nord du Vietnam (Hanoi, Sapa) ?
Le Nord du pays porte l’empreinte de son histoire proche de la Chine, avec des épices plus douces et des bouillons subtils. C’est aussi la région où Hanoi concentre certaines des adresses culinaires les plus anciennes du pays, à côté des hauteurs montagneuses de Sapa.
Les incontournables de Hanoi
La capitale abrite deux plats souvent oubliés des voyageurs qui ne connaissent que le Phở. Le Bún Riêu Cua est une soupe de crustacés à base de pâte de crabe de rivière, tomates et vermicelles, parfois enrichie de tofu et d’escargots. Le Chả Cá, lui, propose du poisson frit au curcuma servi sur un lit d’aneth, accompagné de nouilles de riz et de cacahuètes grillées. Ces deux plats illustrent bien l’usage des herbes fraîches et des épices modérées propres à la cuisine du Nord.
Les spécialités montagnardes de Sapa
À Sapa, la cuisine change de visage avec l’altitude et l’influence des minorités ethniques locales. Le Com Lam, du riz cuit dans une tige de bambou, dégage un arôme fumé très particulier qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le pays. On y trouve aussi des grillades de porc marinées et le Mắm Da, un chou local servi avec de la sauce nuoc mam. Les marchés de la région restent le meilleur endroit pour goûter ces spécialités préparées à la minute.
Quelles spécialités découvrir dans le Centre du Vietnam (Hué, Hoi An) ?
Le Centre du Vietnam concentre à la fois l’héritage impérial de Hué et le patrimoine commercial de Hoi An, deux villes aux identités culinaires très marquées. Les saveurs y sont généralement plus relevées que dans le Nord, avec une utilisation plus généreuse du piment et de la citronnelle.
L’héritage impérial de Hué
Le Bún Bò Huế est sans doute la soupe la plus caractéristique du pays, avec son bouillon d’os de bœuf parfumé à la pâte de crevettes fermentée et aux piments séchés. Moins connu, le Cơm Hến mélange riz et minuscules palourdes de la rivière des Parfums, un plat qui remonte à l’époque des empereurs et qui reste considéré comme un plat gastronomique local malgré son prix modeste.
Les trésors culinaires de Hoi An
Hoi An doit une partie de son identité culinaire à son passé de comptoir commercial international. Le Cao Lầu, des nouilles épaisses préparées avec l’eau d’un puits ancien de la ville, en est l’exemple le plus frappant. On y trouve également les raviolis White Rose fourrés aux crevettes et le riz au poulet local, deux plats qui ne se retrouvent presque nulle part ailleurs dans le pays.
Où et comment manger ces plats sans se tromper ?
La street food reste l’option la plus authentique et la plus économique pour découvrir la cuisine vietnamienne. Un repas complet pour trois personnes, entrée, plat et dessert compris, tourne souvent autour de 15 dollars canadiens dans une gargote locale, contre nettement plus dans un restaurant tourné vers les touristes. Quelques réflexes simplifient l’expérience :
- Arriver tôt sur les marchés pour profiter de produits frais tout juste livrés
- Repérer les menus bilingues vietnamien-anglais, courants dans les zones touristiques
- Demander une version moins pimentée si besoin, la plupart des gargotes s’adaptent sans problème
Dans le Sud, la dégustation suit souvent un rituel précis : on enroule viande, fruits de mer et légumes croquants dans une feuille de laitue avant de tremper le tout dans la sauce. Pour aller plus loin, plusieurs villes comme Hanoi, Da Nang ou Hoi An proposent des cours de cuisine ou des visites culinaires guidées, une bonne façon de comprendre les techniques derrière chaque plat plutôt que de simplement les goûter.

