En 2026, le tourisme international atteint un niveau record avec 1,58 milliard de voyageurs dans le monde. La France conserve sa place de première destination mondiale avec 102 millions de visiteurs, devant l’Espagne et les États-Unis. Ce classement, établi par ONU Tourisme et World Population Review, comptabilise les traversées de frontières, pas les voyageurs uniques : un même touriste effectuant trois séjours en France est compté trois fois, ce qui explique pourquoi les chiffres bruts sont toujours supérieurs au nombre réel de personnes.
🌍 L’essentiel à retenir
Seul pays à 100M+
La France est la seule destination au monde à dépasser la barre des 100 millions de visiteurs internationaux.
Turquie et Japon en forte hausse
La Turquie intègre le top 5 mondial pour la première fois, tandis que le Japon devient le pays le plus visité d’Asie.
L’Asie croît le plus vite
Avec une hausse de 35% en un an, l’Asie est le continent qui affiche la progression la plus rapide du tourisme international.
Top 10 des pays les plus visités au monde
Voici le classement de référence basé sur les arrivées de touristes internationaux, selon ONU Tourisme et World Population Review. Cinq pays européens occupent les premières positions, aux côtés de deux destinations américaines, deux asiatiques et la Turquie, à la croisée des deux continents.
| Rang | Pays | Visiteurs internationaux |
|---|---|---|
| 1 | France | 102 millions |
| 2 | Espagne | 93,8 millions |
| 3 | États-Unis | 73,4 millions |
| 4 | Turquie | 60,6 millions |
| 5 | Italie | 57,7 millions |
| 6 | Mexique | 45 millions |
| 7 | Royaume-Uni | 41,8 millions |
| 8 | Allemagne | 37,5 millions |
| 9 | Japon | 36,9 millions |
| 10 | Grèce | 36 millions |
Pourquoi la France, l’Espagne et l’Italie trustent-elles le classement ?
L’Europe concentre à elle seule cinq des dix premières destinations mondiales. Ce n’est pas un hasard : la densité patrimoniale, la diversité des paysages et l’accessibilité géographique depuis la plupart des marchés émetteurs font du continent la zone touristique la plus compétitive au monde. Trois pays en particulier tirent le classement vers le haut.
La France, seul pays à franchir la barre des 100 millions de visiteurs
Avec 102 millions d’arrivées internationales, la France est la seule destination au monde à avoir dépassé ce seuil symbolique. Son leadership tient à plusieurs facteurs combinés : une offre patrimoniale exceptionnelle (Paris, le Mont-Saint-Michel, les châteaux de la Loire, la Côte d’Azur), une gastronomie reconnue mondialement, et une position géographique centrale en Europe qui facilite les courts séjours depuis les pays voisins.
Un paradoxe mérite d’être souligné : la France est première en nombre d’arrivées mais seulement troisième en recettes touristiques. Les touristes y séjournent moins longtemps et dépensent moins en moyenne, notamment parce qu’une grande partie vient de pays frontaliers pour des visites de quelques jours.
L’Espagne, challenger direct avec une année record
À 93,8 millions de visiteurs, l’Espagne n’a jamais été aussi proche de la France dans le classement. Le pays combine des atouts difficilement reproductibles : un ensoleillement généreux, des îles (Baléares, Canaries) qui fonctionnent toute l’année, une scène gastronomique parmi les plus réputées d’Europe, et des villes comme Barcelone, Séville ou Grenade qui attirent autant pour leur architecture que pour leur vie nocturne. Pour les plus beaux endroits à découvrir en Espagne, l’offre est particulièrement riche sur l’ensemble du territoire.
L’Italie, valeur sûre intemporelle du tourisme mondial
57,7 millions de visiteurs chaque année pour un pays dont la surface est deux fois plus petite que la France : c’est la mesure de l’attractivité italienne. Rome, Venise, Florence et la Toscane concentrent une densité d’art et d’histoire sans équivalent en Europe. La gastronomie italienne, classée au patrimoine de l’UNESCO, joue également un rôle direct dans les décisions de voyage, au même titre que l’architecture ou les paysages côtiers. Pour ceux qui voyagent autant pour la table que pour les monuments, les meilleures destinations gastronomiques mondiales placent l’Italie en très bonne position.
États-Unis, Turquie et Japon : podium, ascension et surprise asiatique
Au-delà du trio européen, trois pays retiennent l’attention pour des raisons très différentes : la puissance historique des États-Unis, la progression fulgurante de la Turquie et l’entrée remarquée du Japon dans le peloton de tête mondial.
Les États-Unis au podium malgré un léger recul
Avec 73,4 millions d’arrivées, les États-Unis restent une destination incontournable grâce à une diversité d’expériences que peu de pays peuvent égaler : parcs nationaux (Yellowstone, Grand Canyon, Yosemite), grandes métropoles (New York, Los Angeles, Chicago), road trips mythiques et culture populaire mondialement diffusée. Le pays enregistre toutefois un léger recul par rapport aux années précédentes, lié en partie à des formalités d’entrée plus strictes et à un contexte géopolitique qui freine certains voyageurs.
La Turquie dans le top 5 mondial pour la première fois
La Turquie atteint 60,6 millions de visiteurs, ce qui la propulse pour la première fois dans le top 5 des destinations mondiales. C’est l’ascension la plus significative du classement. Le pays bénéficie d’une position géographique unique à la croisée de l’Europe et de l’Asie, d’une offre touristique particulièrement diversifiée (Istanbul, la Cappadoce, la côte turquoise, Éphèse) et d’une politique gouvernementale volontariste : programmes de tourisme quatre saisons, développement des musées de nuit, répartition des flux sur l’ensemble des 81 provinces pour limiter la saisonnalité. Les recettes touristiques du pays atteignent 56,3 milliards de dollars, un chiffre qui reflète des séjours plus longs et des dépenses plus élevées que la moyenne.
Le Japon, nouveau leader du tourisme en Asie
Le Japon entre dans le top 10 mondial avec 36,9 millions de visiteurs et détrône la Thaïlande comme première destination touristique du continent asiatique. Trois facteurs expliquent cette dynamique : un yen affaibli qui augmente le pouvoir d’achat des visiteurs étrangers, un engouement mondial pour la culture japonaise (gastronomie, architecture, traditions), et une infrastructure de transport exceptionnelle qui facilite l’exploration au-delà de Tokyo. La reprise post-Covid y a été particulièrement forte, avec une croissance continue depuis la réouverture des frontières.
Mexique, Royaume-Uni, Allemagne et Grèce : les solides du top 10
Les quatre derniers pays du classement forment un groupe homogène de destinations établies, chacune avec une identité touristique clairement définie.
- Mexique (45 millions) : deuxième destination des Amériques, porté par le littoral caribéen (Cancún, Tulum), la civilisation maya (Chichén Itzá, Yucatán) et une gastronomie inscrite au patrimoine de l’UNESCO.
- Royaume-Uni (41,8 millions) : Londres reste l’une des villes les plus visitées d’Europe, aux côtés d’Édimbourg et des Highlands écossaises. Le patrimoine royal continue d’exercer une forte attraction internationale.
- Allemagne (37,5 millions) : Berlin, la Bavière et l’Oktoberfest attirent des profils très variés. Le pays est souvent cité en référence pour son approche du tourisme durable et responsable.
- Grèce (36 millions) : Santorin, Mykonos et l’Acropole d’Athènes concentrent une grande part des flux, mais la Crète et les îles moins connues drainent également une part croissante des arrivées.
Le tourisme mondial par continent : qui domine, qui progresse ?
Le classement par pays prend tout son sens quand on le replace dans la géographie mondiale du tourisme. Les écarts entre continents sont considérables, et les dynamiques de croissance encore plus révélatrices que les volumes absolus.
- Europe : 631 millions d’arrivées, soit plus de 43% du total mondial. C’est de loin la première zone touristique de la planète, portée par cinq pays dans le top 10 mondial.
- Asie : 303 millions d’arrivées, avec une progression de 35% en un an. C’est le continent qui croît le plus vite, tiré par le Japon, la Chine et la Malaisie.
- Amérique du Nord : 137 millions, avec les États-Unis, le Mexique et le Canada comme trois moteurs principaux.
- Moyen-Orient : 100 millions, porté notamment par Dubaï et l’Arabie Saoudite qui investissent massivement dans leurs infrastructures touristiques.
- Amérique latine : 79 millions, avec l’Argentine et le Brésil en tête régionale.
- Afrique : 74 millions, avec le Maroc comme premier pays du continent (17,4 millions), suivi de l’Égypte (15,7 millions). Les croissances africaines sont parmi les plus rapides au monde sur certains marchés.
- Océanie : 14 millions, un volume modeste mais une attractivité forte sur les segments haut de gamme et les longs séjours.
Ces chiffres continentaux illustrent une tendance de fond que les tendances de voyage émergentes confirment : la diversification géographique des flux touristiques s’accélère, au profit de destinations longtemps sous-représentées.
Pays les plus visités et villes les plus visitées : pourquoi ces deux classements diffèrent-ils ?
Un pays qui domine le classement mondial des arrivées n’abrite pas forcément la ville la plus visitée du monde. La France accueille 102 millions de touristes internationaux, mais Paris entre en concurrence directe avec Londres, Bangkok et Dubaï pour le titre de première ville mondiale. La raison est simple : les visiteurs d’un grand pays se répartissent sur l’ensemble du territoire, là où une ville-destination concentre à elle seule la quasi-totalité des flux nationaux.
L’Espagne en est un bon exemple : ses 93,8 millions d’arrivées se distribuent entre Barcelone, Madrid, Séville, les îles Baléares et les Canaries. Aucune de ces destinations n’atteint individuellement les volumes d’une métropole mondiale monocentrique comme Dubaï, dont la quasi-totalité des touristes se concentre sur une aire urbaine unique. Pour la question « quelle est la ville la plus visitée au monde« , Paris, Londres, Dubaï et Bangkok se disputent régulièrement la première place selon les sources et les méthodes de comptage retenues.


